Membres de la famille des Simaroubacées
Ailante | 

Ailante
Ailanthus altissima

Famille Type Age Taille Port Milieu Origine Sexualité Floraison
Simaroubacées arbre à feuillage caduc moins de 100 ans 20 à 30 m. dressé Bois, forêt Chine dioïque juin à juillet
plan large

Reconnaissance

L'ailante, appelé aussi Faux vernis du Japon, a d'immenses feuilles composées qui semblent sortir tout droit d'un tableau du Douanier Rousseau (photo 1). Elles peuvent mesurer plus d'un mètre, ce qui en font une des plus longues feuilles de nos régions. Lorsqu'on les froisse, ses feuilles dégagent une forte odeur, un peu comme du pneu brûlé. Autre détail important et qui permet d'identifier facilement une feuille d'ailante, ses folioles (les petites feuilles qui forment la feuille composée) ont à leur revers, des glandes nectarifères très caractéristiques (voir la photo 2). Ses fruits sont des samares (akènes ailés). Ils poussent en grappes compactes et semblent frisottants (photo 3). L'hiver lorsque ses grandes feuilles sont tombées, on peut voir sur les tiges dénudées, les marques des points d'attache des feuilles (photo 4). Sur la photo 4 , on peut observer, au-dessus de la marque de l'attache foliaire, le bourgeon de la futur tige. A noter, l'ailante est dioïque ce qui veut dire qu'il y a des arbres mâles et des arbres femelles.

Usages

L'ailante est utilisé en Europe comme arbre d'ornement dans les villes où il résiste bien à la pollution atmosphérique. Dans son pays d'origine la Chine, c'est une plante médicinale traditionnelle importante pour ses propriétés astringentes. Différentes parties de l'arbre sont utilisées: feuilles, écorce et même fruits. Il était aussi planté parce qu'il est l'hôte d'un un très beau papillon de nuit : le bombyx de l'ailante qui est utilisé pour faire de la soie. Attention en milieu favorable, l'ailante a tendance a être envahissant. Il est même considéré comme très envahissant en Australie et en Nouvelle-Zélande

Risque de confusion:
Sa feuille peut être confondue avec celles d'autres arbres ayant des feuilles composées et en particulier avec celles du noyer noir qui sont plus petites, qui n'ont pas de glandes au revers de la feuille et surtout dont l'odeur est très différente, plus agréable, presque citronnée. On peut aussi confondre ses feuilles avec celles du sumac (Rhus typhina). Ses fruits ressemblent à ceux du frêne, mais celui-ci a des samares (fruits, akènes ailés) non frisottants (Vous pouvez utiliser l' outil comparateur pour vérifier).

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